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arton1868

Il y a des moments dans une vie où tout acquiert un autre sens. Il y a des joies mais aussi des douleurs, des peurs et des espoirs naissants qui ouvrent le cœur, l’âme et l’intellect à d’autres perspectives. Il y a des rencontres, des embuches, des ponts qui donnent à voir.

Après relecture d’Une tempête d’Aimé Césaire , je me suis rappelée cette théorie qui fait de Caliban (Kaliban), la noirceur en langue romani. Je me suis replongée dans les exégètes de cette origine romani de l’étymologie du nom donné au personnage de La Tempête de Shakespeare (A. Kluyver ; E.K Chambers ; A.T Vaughan). Je suis revenue sur l’Angleterre des Tudor/Stuart, les édits de 1562, 1572, 1597 contre les Bohémiens et Vagabonds et sur les personnages romani de l’intemporel maître de l’âme humaine.

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arton1867

Following the success of last year’s course, IHRC is delighted to be holding more Decolonising the Mind courses led by Sandew Hira from the International Institute for Scientific Research in the Netherlands. Hira is a leading critic of the new colonial discourse and the legacy of colonialism.

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arton1865

Esta intervención fue presentada en su totalidad por primera vez en la Universidad de Berkeley el 17 de abril de 2013, en el departamento de estudios étnicos. La segunda vez fue el 8 de junio de 2013 en la Red de Trabajo 24 de la Asociación Francesa de Sociología (AFS) “Género, clase, raza. Relaciones sociales y construcción de la alteridad”, y por tercera vez en el marco de la escuela de verano de Granada consagrada al pensamiento crítico islámico y a las luchas decoloniales, el 21 de junio de 2013. Habría que agregar que parte de este texto se presentó en el VI Congreso internacional de investigaciones feministas en Lausanne en agosto de 2012.

La redacción del PIR

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arton1864

La part de l’économie égyptienne détenue par l’armée a toujours fait l’objet d’un grand débat en Egypte, aussi bien avant qu’après le règne de Moubarak. S’il est bien connu que l’armée fabrique un peu de tout en Egypte – de l’huile d’olive au cirage de chaussures en passant par les isoloirs utilisés lors des élections parlementaires de 2011 – personne ne sait exactement quelle est la part de l’économie égyptienne qui revient à l’armée. Ici et là, les médias avancent des chiffres allant de 5% à 40%, voire plus. Pour donner un ordre d’idée, le New York Times est allé poser la question à Rashid Muhammad Rashid, l’ancien ministre du commerce vivant désormais en exil. Ce dernier leur aurait répondu « moins de 10% ». L’étendue des chiffres donnés rend bien compte de la véritable impossibilité de mesurer le poids de l’armée (appelée « Military, Inc. » par l’universitaire Robert Springborg) dans l’économie. Non seulement les avoirs de l’armée sont classés secret défense -enquêter dessus peut entrainer l’emprisonnement – mais ils sont également trop nombreux et diffus pour pouvoir les estimer avec certitude.

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arton1863

Au tournant des années 1960 et 1970, marqué par la puissance du mouvement ouvrier, y compris dans le tissu urbain. L’État social est encore une réalité, même si s’amorce timidement un certain désengagement notamment en terme de logement social. La colonisation et le traumatisme de la décolonisation ont moins de dix ans. Le nombre d’immigrés issus des colonies a connu un nouvel essor. L’héritage de la colonisation est encore tout à fait direct et transparent dans les modalités de gestion de cette immigration, aussi bien dans les entreprises, dans l’habitat que dans le traitement politique et administratif. Et bien sûr dans les représentations dominantes. Nous sommes alors dans un contexte politique et économique bien différent de sa réalité actuelle. Pourtant, dans les quartiers populaires, la résistance blanche est déjà bien réelle. Elle est conduite principalement par le PCF; ce même PCF dont une des forces, dans la première moitié du XXe siècle, résidait dans sa capacité à intégrer les immigrés européens, mais qui fait alors le choix de défendre les ouvriers blancs au détriment des travailleurs immigrés d’origine coloniale. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et jusqu’à la fin des années 1970, les « Banlieues rouges » étaient fières d’être ce qu’elles étaient, c’est-à-dire le territoire où se prolongeaient les luttes sociales, où les acquis de ces luttes s’inscrivaient dans l’espace de vie et de résidence de la classe ouvrière. Dans les grands ensembles, se côtoient les ouvriers qualifiés mais aussi les couches mieux loties du salariat (employés, techniciens …), sur lesquelles s’appuient principalement les municipalités communistes. Les projets de rénovation urbaine qu’elles impulsent semblent alors pouvoir garantir aux travailleurs l’accession à un cadre urbain et à des normes de logement « modernes », reflets d’une mobilité sociale et culturelle qui les rapprocherait des conditions d’habitation, des manières d’être et de vie des classes moyennes. Car l’ambition du prolétaire est de ressembler au petit-bourgeois. Et l’ambition de la ville prolétaire est de ressembler à la ville petite-bourgeoise. La ville tout entière veut voir progresser son niveau de vie; elle veut changer de statut, pour s’élever en dignité. Et la dignité française impose d’être blanc. La banlieue rouge tient à rester une banlieue blanche.

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arton1862

En Avignon se joue actuellement une pièce de théâtre écrite par Jean Naguel sobrement intitulée « Lapidée » qui raconte l’histoire «d’Aneke, une Hollandaise mariée à Abdul, un Yéménite qui voit se refermer sur elle le piège ourdi par le poids culturel d’un milieu qui n’a pas évolué » Source :http://www.ruedutheatre.eu/article/2165/lapidee/

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arton1861

Il faut voir dans le renforcement de la Puissance indigène, revigoré par la revendication musulmane, l’une des causes fondamentales de ces crispations sur la République, la « laïcité à la française » et la nation. De même, l’hystérie anti- communautariste », si elle révèle quelque chose, c’est bien la crainte que les indigènes n’aspirent à une libération collective et plus seulement à une émancipation individuelle – nécessairement intégrationniste -, qu’ils ne se contentent pas d’interpeller les normes dominantes s’imposant aux individus mais en viennent à interroger les principes institutionnels de la République. Une crainte qui n’est pas d’ailleurs complètement injustifiée. Certes, aucune organisation musulmane, ou plus généralement indigène, ne revendique aujourd’hui de droits collectifs particuliers. L’égalité juridique entre individus abstraits – cette « valeur » républicaine qui masque la réalité persistante de communautés ou de groupes dotés de droits inégaux – n’est contestée par personne en tant que fondement du droit, de la citoyenneté et des institutions de l’État. Les revendications « régionalistes » apparues dans les années 1970 avaient déjà ébranlé le socle de la République nationale jacobine, « Une et Indivisible ». Nos organisations s’en défendent en revanche avec force. Par conviction intégrationniste ou pour ne pas donner des armes à l’adversaire, bien souvent les indigènes se revendiquent des principes sacrés de la République. Nombreux sont ceux qui, même s’ils sont français depuis des lustres, persistent en effet à se penser illégitimes. Ils s’interdisent le droit de discuter les « valeurs » de la France ni a fortiori de refaire la France.

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arton1860

En banlieue, le scénario est désormais bien rôdé : sous prétexte de verbaliser une jeune fille portant un niqab, les forces de police se sont livrés, à Trappes, à une nouvelle provocation. Celle-ci, particulièrement violente, a entraîné une réaction de solidarité et d’autodéfense de la population. Cependant cette provocation n’a pas été que violente. De toute évidence, elle s’est voulue sacrilège. En effet, une fois de plus, elle a visé des populations musulmanes le mois sacré de ramadan. Une fois de plus elle a visé des mamans, des familles qui ont été malmenées et à qui ni les grossièretés, ni la violence n’ont été épargnées.
Il semble bien que la période du ramadan soit particulièrement propice au déchaînement des forces de police. Souvenons-nous comment en 2005 déjà, à Clichy-sous-Bois, la pression policière avait aboutit à la mort de Zyad Benna et Bouna Traoré. Souvenons-nous comment dans cette même ville, des grenades lacrymogènes furent tirées à proximité et pour l’une d’entre elles à l’intérieur même d’une des mosquées, au cours de la répression qui a suivi.

C’est un simple constat : dans les quartiers populaires, et à Barbès notamment, en période de ramadan, les forces de police se comportent comme une armée d’occupation en zone de guerre. Les véhicules de police ostensiblement disposés, les contrôles au faciès, les insultes et autres vexations se multiplient. Soulignons que la profanation des sanctuaires ou autres lieux maraboutiques est un classique du genre dans la tradition coloniale. Souvenons-nous de l’armée coloniale française en 1947, à Madagascar, précipitant de leur avions vivants les chefs coutumiers au dessus des villages révoltés pour réduire à néant leur prestige auprès de la population. Les exemples de ce type ne manquent pas, hélas.

Mais fermons ici la parenthèse historique et méditons un instant. Pourquoi diable la police s’évertue-t-elle à provoquer les musulmans et habitants des quartiers précisément durant cette période de recueillement et de pardon, période de paix et de sérénité par excellence ? Il y a ici un enseignement qui ne doit pas nous échapper.

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